Emil Gîrleanu Le peureux (fragment)

L’hiver.Nuit luisante/brillante dans un monde féerique: des  arbres en sucre, champ de cristal, étang de miroir. Et dans la vaste étendue, le gigantesque lampadaire/lustre du ciel allume, une à une, les lumières, comme dans une grande salle de danse. Les bêtes de l’ étendue sauvage sont enivrées par ce charme: les oiseaux volent comme  pendant le jour; le loup s’arrête sur ses pattes, dans des maquis, et regarde immobile; le renard reste près de sa renardière  et n’a pas le courage d’aller chasser; l’écureuil penche une branche près d’une autre et flâne, comme une folle, la forêt entière. Et le lapin est allé jouer. Doucement, tout en écoutant, en  tentant, il est sorti à pas de loup du terrain défriché, et  quand il est arrivé au bord et quand il a vu l’ étendue  luisante de neige, il a commencé à sauter de joie:

“Peut-être  je rencontre encore un ami”, se dit le lapin.

Et la pensée lui répondit:

“Peut-être  tu rencontres  encore un ami…”

Et de nouveau le lapin saute joyeusement:

“Peut-être je trouve aussi une amie”

Et s’en allant le lapin et la pensée se parlent:

“Quelle lumière, et pourtant la lune ne s’est pas encore levée”

“…et pourtant la lune ne s’est pas encore levée.”

“Mais  elle va se lever.”

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