Emil Gîrleanu Le peureux (fragment)

ianuarie 11, 2010

L’hiver.Nuit luisante/brillante dans un monde féerique: des  arbres en sucre, champ de cristal, étang de miroir. Et dans la vaste étendue, le gigantesque lampadaire/lustre du ciel allume, une à une, les lumières, comme dans une grande salle de danse. Les bêtes de l’ étendue sauvage sont enivrées par ce charme: les oiseaux volent comme  pendant le jour; le loup s’arrête sur ses pattes, dans des maquis, et regarde immobile; le renard reste près de sa renardière  et n’a pas le courage d’aller chasser; l’écureuil penche une branche près d’une autre et flâne, comme une folle, la forêt entière. Et le lapin est allé jouer. Doucement, tout en écoutant, en  tentant, il est sorti à pas de loup du terrain défriché, et  quand il est arrivé au bord et quand il a vu l’ étendue  luisante de neige, il a commencé à sauter de joie:

“Peut-être  je rencontre encore un ami”, se dit le lapin.

Et la pensée lui répondit:

“Peut-être  tu rencontres  encore un ami…”

Et de nouveau le lapin saute joyeusement:

“Peut-être je trouve aussi une amie”

Et s’en allant le lapin et la pensée se parlent:

“Quelle lumière, et pourtant la lune ne s’est pas encore levée”

“…et pourtant la lune ne s’est pas encore levée.”

“Mais  elle va se lever.”

Lasă un răspuns

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Schimbă )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Schimbă )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Schimbă )

Connecting to %s